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L’État se mobilise dans le cadre de la protection du Busard cendré dans l’Allier et le Puy-de-Dôme

L’État se mobilise dans le cadre de la protection du Busard cendré dans l’Allier et le Puy-de-Dôme

La protection du Busard cendré n’est pas avare en moyens techniques et humains : chaque année, dès le retour de ce rapace nicheur au sol, de nombreux bénévoles et salariés de la LPO se mobilisent, avec la contribution des agriculteurs.

Le Busard cendré est un important auxiliaire des agriculteurs : une famille de busard peut consommer entre 2 000 et 3 000 rongeurs par an, notamment des campagnols des champs ! Il niche dans les herbes hautes, mais les modifications du paysage et des pratiques agricoles ont restreint de manière intense les habitats naturels favorables à sa reproduction.
À présent, sa nidification est localisée en prairie ou en culture céréalière.
Malheureusement, la fauche et la moisson interviennent bien souvent trop tôt pour que les jeunes soient suffisamment âgés pour s’envoler au passage des machines, les poussins sont alors fauchés lors de la récolte.

Jeunes busards dans un nid non protégé
Jeunes busards au nid (nid non protégé) © Romain Riols

En Limagne, le busard niche presqu’exclusivement en culture céréalière. Les services des Directions Départementales des Territoires (DDT) de l’Allier (03) et du Puy-de-Dôme (63) s’impliquent depuis ces dernières années afin d’améliorer l’efficacité des suivis et de la protection de l’espèce.
En effet, lorsqu’un couple est repéré et que la parcelle qu’il semble cibler pour sa nidification est identifiée, il convient de prendre contact avec l’exploitant agricole afin de l’informer de la présence de cette espèce protégée dans sa parcelle, et d’obtenir son autorisation pour en effectuer le suivi (depuis les chemins bordant la parcelle et par survol avec un drone).
La mise en place d’une protection de la nichée pourra également être proposée à l’agriculteur si les jeunes ne sont pas volants au moment de la fauche ou de la moisson. En Limagne, les DDT 03 et 63 informent par courrier les exploitants agricoles des parcelles, et peuvent permettre, lorsque nécessaire, la mise en contact entre les personnes en charge de la protection de l’espèce sur le terrain, et les agriculteurs exploitant les parcelles concernées.

Femelle volant au-dessus d’un nid protégé avant moisson
Femelle volant au-dessus d’un nid protégé avant moisson © Typhaine Lyon

Gageons que cette implication des services de l’État, des salariés et bénévoles LPO, et des agriculteurs concernés, permette le sauvetage d’une multitude de petits busards ainsi que le maintien voire l’augmentation des populations de l’espèce sur le territoire !